Tu organises. Tu anticipes. Tu vérifies. Tu fais des listes. Tu réfléchis à ce qui pourrait mal se passer pour essayer de l’éviter.

Et souvent, tu te dis simplement : « Je fais les causes. »

Après tout, avoir du tawakkul ne signifie pas rester les bras croisés. En Islam, nous sommes invitées à agir, à prendre nos responsabilités et à utiliser les moyens qu’Allah met à notre disposition.

Mais parfois, sans même nous en rendre compte, quelque chose change.

Tu ne cherches plus seulement à faire ta part. Tu cherches à être certaine que tout se passera comme prévu.

Tu fais une cause… puis une deuxième « au cas où ». Tu vérifies encore. Tu anticipes un nouveau scénario. Et malgré tous tes efforts, tu ne te sens toujours pas rassurée.

Alors, où s’arrête le fait de prendre les causes et où commence le besoin de tout contrôler ? Comment vivre le tawakkul au quotidien sans tomber dans la passivité, mais sans porter non plus sur tes épaules ce qui ne t’appartient pas ?

1. Faire les causes et avoir du tawakkul : ce n’est pas contradictoire

Commençons par une idée essentielle : le tawakkul n’est pas l’inaction.

Placer sa confiance en Allah ne signifie pas abandonner ses responsabilités en disant : « Allah pourvoira. »

Le tawakkul réunit deux réalités : agir avec les moyens dont nous disposons et placer notre confiance en Allah concernant l’issue.

 

Le tawakkul vient avec l’action

Allah dit :

« Puis, lorsque tu t’es décidé, place ta confiance en Allah. Car Allah aime ceux qui placent leur confiance en Lui. »

Coran, sourate Âl ‘Imrân, 3:159

Le verset est particulièrement intéressant parce qu’il associe décision et confiance en Allah.

Tu réfléchis.

Tu décides.

Tu agis.

Mais ton cœur ne considère pas les moyens utilisés comme les véritables maîtres du résultat.

Le Prophète ﷺ a également dit :

« Si vous placiez votre confiance en Allah comme il convient de le faire, Il vous accorderait votre subsistance comme Il l’accorde aux oiseaux : ils partent le matin le ventre vide et reviennent le soir rassasiés. »

Jâmi‘ At-Tirmidhî, n°2344, authentifié

Regarde l’oiseau.

Il ne reste pas dans son nid à attendre sa nourriture.

Il sort.

Il cherche sa subsistance.

Il se déplace.

Il accomplit donc une cause.

Mais il ne possède ni la terre, ni les insectes, ni les graines, ni les conditions qui lui permettront de revenir rassasié.

Voilà une image précieuse du tawakkul : agir sans se prendre pour celle qui maîtrise l’issue.

 

 

Faire les causes dans la vie quotidienne, ça ressemble à quoi ?

Tu as un examen ?

Tu révises.

Tu cherches un emploi ?

Tu prépares ton CV et tu postules.

Ton enfant rencontre une difficulté ?

Tu l’écoutes, tu demandes conseil si nécessaire et tu mets en place ce qui est raisonnablement possible.

Tu traverses une difficulté conjugale ?

Tu communiques, tu cherches des solutions et tu demandes de l’aide si la situation le nécessite.

Tu rencontres un problème de santé ?

Tu consultes un professionnel compétent et tu suis les recommandations appropriées.

Dans chacune de ces situations, tu agis.

Puis vient une limite.

Tu ne peux pas décider de la note finale.

Tu ne peux pas obliger un employeur à te recruter.

Tu ne peux pas contrôler toutes les expériences que vivra ton enfant.

Tu ne peux pas décider seule du comportement de ton conjoint.

Tu ne peux pas garantir l’évolution d’un problème de santé.

Faire les causes, c’est agir dans ta zone de responsabilité.

Le besoin de contrôle commence souvent lorsque tu essaies d’étendre cette zone jusqu’au résultat.

Et toi, quand tu dis « je fais les causes », sais-tu reconnaître le moment où tu as réellement fait ta part ?

2. Quand « faire les causes » devient une tentative de tout contrôler

Le besoin de contrôle n’est pas toujours spectaculaire.

Il peut même ressembler, extérieurement, à quelque chose de très valorisé.

Être organisée.

Prévoyante.

Consciencieuse.

Disponible.

Responsable.

Le problème n’est donc pas nécessairement ce que tu fais.

La question est aussi : qu’est-ce que tu cherches à obtenir intérieurement en le faisant ?

« Si je prévois tout, rien de mauvais n’arrivera »

Imagine que tu partes en voyage avec tes enfants.

Tu prépares les passeports.

Les billets.

Les vêtements.

Les médicaments nécessaires.

Tu vérifies les horaires.

Tu prépares ce dont les enfants auront besoin.

Tout cela relève d’une anticipation normale.

Mais ensuite, ton cerveau continue :

« Est-ce que j’ai vraiment vérifié les passeports ? »

Tu regardes une deuxième fois.

Puis :

« Et si l’un des enfants tombe malade ? »

Tu ajoutes plusieurs choses.

Puis :

« Et si nous ratons le vol ? »

Tu recalcules l’heure.

Puis :

« Est-ce que j’ai bien fermé la porte ? »

Et même lorsque tout est prêt, ton corps ne reçoit jamais le message :

« C’est bon. J’ai fait ce que je pouvais. »

Il cherche simplement le prochain risque.

C’est là que l’anticipation peut progressivement devenir une tentative d’obtenir quelque chose d’impossible :

la garantie qu’aucun imprévu n’arrivera.

Le contrôle promet une sécurité qu’il ne peut pas réellement donner

Le besoin de contrôle repose souvent sur une promesse implicite :

« Si je réfléchis suffisamment, je pourrai empêcher ce qui me fait peur. »

Cette stratégie peut donner un soulagement temporaire.

Tu vérifies.

Tu es rassurée.

Puis une nouvelle incertitude apparaît.

Alors tu vérifies autre chose.

Tu es de nouveau rassurée.

Puis ton esprit trouve une nouvelle possibilité.

À long terme, le cerveau peut apprendre :

« Pour être en sécurité, je dois continuer à surveiller. »

C’est ainsi que le contrôle peut paradoxalement entretenir l’insécurité qu’il cherchait à faire disparaître.

 

« Quand j’aurai tout terminé, je serai tranquille »

Il existe une autre forme de contrôle particulièrement fréquente dans le quotidien.

Tu te dis :

« Je vais juste terminer ça et après je souffle. »

Tu termines.

Mais immédiatement :

« Ah oui, il reste ça. »

Puis :

« Il faut aussi que je pense à ça. »

Puis encore autre chose.

La satisfaction de ce qui vient d’être accompli dure quelques secondes, voire n’arrive jamais.

Tu vis constamment tournée vers ce qui reste à faire.

Peu à peu, une règle implicite s’installe :

« Je n’ai le droit de me détendre que lorsque tout est sous contrôle. »

Sauf que la vie ne sera jamais totalement sous contrôle.

Et tout ne sera jamais terminé.

Cette dynamique ressort particulièrement lorsqu’on a appris très tôt que ce que l’on faisait n’était jamais tout à fait suffisant : le fameux « tu as eu 18, pourquoi pas 20 ? »

À force, ton cerveau ne regarde plus spontanément le 18.

Il cherche les deux points manquants.

Adulte, cela peut devenir :

« Oui, j’ai fait ça… mais il reste encore ça. »

Le décor a changé.

 

La logique intérieure, elle, peut être restée la même.

3. Comment lâcher le contrôle sans arrêter de faire les causes ?

L’objectif n’est pas de devenir insouciante.

Il ne s’agit pas non plus de supprimer toute organisation de ta vie.

Si tu as cinq enfants, des rendez-vous, un travail, une maison et différentes responsabilités, un minimum d’anticipation est évidemment utile.

L’objectif est plutôt d’apprendre à reconnaître :

« Voilà ma part. Et voilà ce qui ne m’appartient pas. »

Étape 1 : Sépare ta responsabilité du résultat

Prends une situation qui t’inquiète actuellement.

Une seule.

Trace deux colonnes sur une feuille.

Ce qui dépend de moi

Écris uniquement des actions concrètes.

Par exemple :

– prendre rendez-vous 

– préparer mon dossier ;

– réviser 30 minutes ;

– avoir une conversation ;

– demander conseil ;

– préparer un budget ;

– envoyer ma candidature ;

– me renseigner auprès d’une personne compétente.

Puis écris dans la deuxième colonne :

 

Ce qui ne dépend pas de moi

Par exemple :

– la réponse de l’autre ;

– être sélectionnée ;

– la réaction de mon enfant ;

– l’évolution exacte de la situation ;

– les imprévus ;

– ce qui arrivera demain ;

– le résultat final.

Regarde maintenant tes deux colonnes.

La première contient tes causes.

La deuxième contient ce que ton besoin de contrôle aimerait parfois transformer en causes… alors que tu n’en as pas la maîtrise.

C’est précisément là que le tawakkul prend tout son sens.

Allah dit :

« Et quiconque place sa confiance en Allah, Il lui suffit. »

Coran, sourate At-Talâq, 65:3

 

Étape 2 : Pose-toi la question « Est-ce suffisant pour maintenant ? »

Si tu as tendance à toujours en faire plus, la question « Ai-je tout fait ? » est dangereuse.

Parce que la réponse sera presque toujours :

Non.

Il est toujours possible de faire davantage.

Relire encore.

Chercher une information supplémentaire.

Vérifier une dernière fois.

Préparer davantage.

Anticiper un autre scénario.

Essaie donc une autre question :

« Ai-je fait ce qui était raisonnablement nécessaire pour maintenant ? »

Le mot important est raisonnablement.

Pas parfaitement.

Pas exhaustivement.

Pas de manière à éliminer toute incertitude.

Raisonnablement.

 

Micro-exercice — 1 minute

Quand tu sens que tu veux vérifier, anticiper ou agir encore, demande-toi :

Qu’est-ce que j’essaie d’obtenir avec cette action supplémentaire ?

Une information réellement utile ?

Ou une sensation de certitude ?

Si tu recherches surtout la certitude, observe simplement ce besoin.

Tu viens peut-être de rencontrer la frontière entre faire une cause et chercher à contrôler l’issue.

 

Étape 3 : Apprends à supporter une petite part d’incertitude

C’est probablement l’étape la moins confortable.

Le tawakkul ne signifie pas que tu sais comment les choses vont se terminer.

Au contraire.

Tu avances précisément sans posséder cette connaissance.

Tu peux avoir préparé ton entretien parfaitement et ne pas obtenir le poste.

Tu peux avoir éduqué ton enfant avec beaucoup d’attention et le voir faire un choix qui te peine.

Tu peux avoir construit un projet sérieusement et rencontrer un imprévu.

Faire correctement les causes ne crée pas une dette envers Allah qui obligerait le résultat à correspondre à ce que tu souhaites.

Allah est Celui qui sait.

Toi, tu avances avec les connaissances limitées dont tu disposes.

Cela demande d’apprendre progressivement à dire :

« Je ne sais pas ce qui va arriver, mais je peux agir aujourd’hui sans avoir besoin de connaître demain. »

C’est inconfortable.

Mais l’incertitude n’est pas nécessairement un danger.

 

Étape 4 : Quand l’anxiété monte, commence par revenir au présent

Parfois, tu sais intellectuellement que tu ne contrôles pas tout.

Mais ton corps, lui, semble répondre :

« Il faut quand même trouver une solution maintenant ! »

Dans ce cas, ne transforme pas immédiatement la situation en débat théologique intérieur.

Commence éventuellement par revenir au présent.

Pose tes pieds au sol.

Regarde autour de toi.

Observe trois choses que tu vois.

Écoute deux sons.

Sens le contact de ton corps avec la chaise.

Puis demande-toi :

« Qu’est-ce qui se passe réellement ici et maintenant ? »

Il ne s’agit pas de nier le problème.

Tu aides simplement ton attention à distinguer ce qui est actuellement présent de tous les scénarios que ton esprit est en train de produire.

Ensuite seulement, reviens à ta question :

Quelle est ma prochaine cause ?

Pas les quinze prochaines.

Une.

 

Étape 5 : Fais ta cause… puis marque volontairement un arrêt

Cette étape peut sembler insignifiante.

Elle est pourtant importante lorsque tu vis constamment dans le « ensuite ».

Tu viens d’envoyer le mail nécessaire ?

Arrête-toi quelques secondes.

Al-hamdulillah.

Tu as pris le rendez-vous ?

Al-hamdulillah.

Tu as fait ce que tu pouvais pour régler un conflit ?

Al-hamdulillah.

Tu as préparé un repas simple parce que tu étais épuisée ?

Tes enfants ont mangé.

Al-hamdulillah.

Tu n’as pas besoin de transformer chaque accomplissement en célébration extraordinaire.

Mais apprends à laisser ton cerveau enregistrer :

« Cette chose-là est faite. »

Sinon, ton attention restera constamment aspirée par ce qui manque.

 

Étape 6 : Passe de « tout doit être réglé » à « je suis sur le chemin »

Imagine deux manières de vivre exactement la même journée.

Dans la première :

« Je n’ai pas terminé. »

Dans la seconde :

« Je n’ai pas terminé, mais j’ai avancé. »

Les faits n’ont pas changé.

Mais la perspective, oui.

Tu peux encore avoir des tâches ouvertes.

Des projets inachevés.

Des problèmes non résolus.

Des réponses que tu attends.

Et malgré cela te dire :

« Je suis sur le chemin et je peux être en paix avec le fait que tout ne soit pas terminé aujourd’hui. »

Cette phrase ne signifie pas :

« Je me fiche de mes responsabilités. »

Elle signifie :

« Je refuse de conditionner tout mon apaisement à la disparition de chaque problème de ma vie. »

La dounia ne fonctionne pas ainsi.

Une épreuve se termine, une responsabilité commence.

Un enfant grandit, d’autres préoccupations apparaissent.

Un projet aboutit, un autre commence.

Ton apaisement ne peut donc pas dépendre d’une vie où rien ne resterait à faire.

Étape 7 : Remets consciemment le résultat à Allah

Après avoir fait une cause, prends quelques secondes pour donner une dimension spirituelle consciente à cet arrêt.

Tu peux te dire :

« J’ai fait ce qui était à ma portée. Le résultat appartient à Allah. »

Puis invoque-Le.

Parmi les paroles magnifiques du Coran :

« Allah nous suffit ; Il est notre meilleur garant. »

Hasbunallahu wa ni‘mal-wakîl

Coran, sourate Âl ‘Imrân, 3:173

Ce rappel ne signifie pas que l’émotion désagréable disparaîtra immédiatement.

Tu peux remettre une situation à Allah et sentir encore ton ventre noué.

Tu peux avoir du tawakkul et constater que ton cerveau aimerait encore vérifier.

Le travail consiste alors parfois à ne pas prendre cette sensation comme un ordre.

Ton anxiété dit :

« Vérifie encore. »

Tu peux répondre :

« Je remarque mon inquiétude. J’ai fait la cause nécessaire. Maintenant, je remets ce qui reste à Allah. »

4. Les erreurs fréquentes qui ressemblent au tawakkul… mais ne le sont pas forcément

« Je ne prépare rien, j’ai confiance en Allah »

Ce n’est pas ainsi que nous comprenons le tawakkul.

La confiance en Allah n’est pas une excuse pour négliger les moyens accessibles.

Si une action raisonnable doit être accomplie, accomplis-la.

Puis place ta confiance en Allah.

 

« Je dois prévoir tous les scénarios possibles »

C’est l’autre extrême.

La prévoyance peut être utile.

Mais vouloir envisager toutes les possibilités pour ne jamais être prise au dépourvu peut devenir épuisant.

Demande-toi :

« Est-ce que je prépare quelque chose de probable et utile, ou est-ce que j’essaie d’éliminer toute possibilité d’imprévu ? »

« Si j’ai bien fait les causes, le résultat devrait être celui que j’attends »

C’est une confusion importante.

Les causes ne possèdent pas indépendamment le résultat.

Tu peux travailler sérieusement sans obtenir la réussite que tu espérais.

Tu peux faire énormément d’efforts et rencontrer malgré tout une épreuve.

Cela ne signifie pas nécessairement que tes efforts étaient inutiles.

Et cela ne signifie pas qu’Allah t’a abandonnée.

Allah dit :

« Il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. Allah sait, tandis que vous ne savez pas. »

Coran, sourate Al-Baqara, 2:216

Nous agissons avec notre connaissance du moment.

Allah, Lui, sait ce que nous ignorons.

 

« Si je ressens encore de l’anxiété, c’est que je n’ai pas vraiment lâché prise »

Attention à ne pas transformer le tawakkul en nouvelle performance.

Tu pourrais passer de :

« Il faut que je contrôle parfaitement ma vie »

à :

« Il faut maintenant que je contrôle parfaitement mes émotions. »

Le mécanisme reste presque identique.

Tu n’as pas besoin de réussir à produire sur commande un état intérieur parfaitement calme.

Une émotion peut être présente.

Une inquiétude peut apparaître.

La question devient plutôt :

Que choisis-tu de faire lorsqu’elle apparaît ?

 

« Je dois tout porter parce que sinon personne ne le fera »

Cette pensée mérite parfois d’être questionnée.

Certaines responsabilités t’appartiennent réellement.

D’autres ont peut-être progressivement atterri sur tes épaules parce que tu as pris l’habitude d’anticiper pour tout le monde.

Dans le couple.

Avec les enfants.

Dans la famille.

Au travail.

Demande-toi :

« Est-ce réellement ma responsabilité ? »

Puis :

« Qu’est-ce qui arriverait si je laissais l’autre prendre la sienne ? »

Parfois, diminuer le contrôle implique aussi d’accepter que les autres ne fassent pas les choses exactement comme toi.

Conclusion : faire ta part sans porter ce qui appartient à Allah

Le tawakkul ne te demande ni de devenir passive ni d’arrêter de réfléchir.

Tu fais les causes.

Tu prépares.

Tu apprends.

Tu demandes conseil.

Tu agis avec sérieux.

Mais arrive ensuite une frontière que ton besoin de contrôle aimerait parfois franchir :

le résultat.

Tu peux influencer certaines choses. Tu n’en maîtrises pas l’issue absolue.

Et peut-être que l’un des apprentissages les plus difficiles consiste justement à reconnaître :

« J’ai fait ce qui m’incombait. Maintenant, je n’ai pas besoin de continuer à agir uniquement pour calmer mon besoin de certitude. »

Alors aujourd’hui, choisis une seule préoccupation.

Écris :

Ma prochaine cause est : ________.

Puis :

Ce que je ne contrôle pas est : ________.

Fais ta cause.

Et lorsque ton esprit cherchera immédiatement la suivante, accorde-toi quelques secondes :

Al-hamdulillah. J’ai avancé. Le reste appartient à Allah.

Qu’Allah nous accorde un tawakkul sincère, nous aide à accomplir les causes bénéfiques et apaise en nous ce besoin de porter ce qui ne nous appartient pas. Âmîn.

 

Note importante : cet article relève de la psycho-éducation et du bien-être. Un besoin de contrôle très intense, des vérifications répétitives, une anxiété persistante ou des comportements qui perturbent fortement ton quotidien peuvent avoir différentes causes. Il est préférable de ne pas t’auto-diagnostiquer et de consulter un professionnel compétent si tu souffres significativement. Pour les questions religieuses individuelles, adresse-toi à un savant de confiance attaché au Coran et à la Sounna authentique.

FAQ : tawakkul et besoin de contrôle

1. Quelle est la différence entre faire les causes et vouloir tout contrôler ?

Faire les causes consiste à accomplir les actions raisonnables qui sont à ta portée : préparer, apprendre, consulter, demander conseil ou prendre une décision. Vouloir tout contrôler apparaît notamment lorsque tu cherches, par tes actions, à obtenir une garantie sur un résultat qui ne dépend pas entièrement de toi.

Une question peut t’aider : « Cette nouvelle action est-elle réellement utile, ou est-ce que j’essaie surtout de supprimer toute incertitude ? »

 

2. Comment avoir du tawakkul quand on veut tout contrôler ?

Commence par identifier ce qui relève réellement de ta responsabilité. Fais la prochaine action utile, puis nomme consciemment ce que tu ne maîtrises pas. Le tawakkul se cultive notamment en apprenant à accomplir les causes sans considérer qu’elles te donnent la maîtrise du résultat, puis en plaçant ta confiance en Allah.

 

3. Faire confiance à Allah signifie-t-il arrêter de planifier ?

Non. Planifier, anticiper raisonnablement et s’organiser peuvent faire partie des causes. La difficulté apparaît plutôt lorsque la planification devient une tentative d’éliminer toute incertitude ou lorsque tu ne parviens jamais à considérer que ta préparation est suffisante.

 

Et toi ?

Dans quelle situation as-tu le plus de mal à distinguer faire les causes et vouloir contrôler le résultat ?

Ton couple ? Tes enfants ? Ton travail ? Tes études ? Ta santé ? Tes projets ?

Prends deux minutes aujourd’hui pour faire l’exercice des deux colonnes :

Ce qui m’appartient / Ce qui ne m’appartient pas.

Puis choisis une seule cause à accomplir.

Si cet article t’a parlé, partage-le à une sœur qui porte peut-être beaucoup plus qu’elle ne le réalise. Tu peux également poursuivre avec notre article sur l’anxiété et le tawakkul, découvrir le Journal d’introspection MaPsyMusulmane, ou envisager un accompagnement si ce besoin de contrôle prend une place importante dans ton quotidien.

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